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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes quatre dernières années d’Alexandre Désilets ont été teintées par les tons turquoise de la République dominicaine. L’auteur-compositeur-interprète rentre au Québec avec Je rêve en couleur, un microalbum sans demi-teinte.
C’est normal et naturel de se faire des idées, de rêver en couleur, de faire semblant, de se mentir à soi-même ou de préférer le mensonge au lieu de faire face à la réalité, dit-il. On le fait tous, admet le prolifique artiste avec lucidité.
À la dérobée, ce thème s'est tissé une place au cœur de chacune des quatre pièces qui colorent son minialbum composé et réalisé avec Jean-François Beaudet, non sans rappeler des filons explorés sur Les gens heureux et Jardin Dead End.
C'est un thème que j'exploite beaucoup, parce que je trouve qu’on est tous un peu menteurs. On fait tous un peu semblant d'être heureux.
Sur Fais semblant, Alexandre Désilets décrit une relation qui bat de l’aile dans laquelle son personnage chante qu’il ne veut rien entendre : Je préfère tes mensonges et quand tu fais semblant… que tu m’aimes encore.
Celui qui a grandi dans le secteur d’Aylmer, à Gatineau, se dit bien fier de cette chanson. Je n’ai jamais été dans ce style-là. C’est un peu folk, country, un peu à la Mumford & Sons. [...] C’est vraiment l’fun. Elle swingue au boutte.

Dans « Je rêve en couleur », Alexandre Désilets construit ses chansons autour de personnages à qui il peut s’identifier.
Photo : Offert par La Shed
Je rêve en couleur s’est dessiné peu à peu, chaque idée éclairant la toile pop imaginée par Alexandre Désilets. La plupart de ses inspirations ont pris leur souffle en apnée, lors de sessions de plongée. Les textes ont été écrits là-bas [en République dominicaine], mais toute la musique a été écrite, composée ici, au Québec, précise-t-il.
Le projet s’est construit dans les allers-retours entre le Nord et le Sud, permettant aux mots et à la musique de s’arrimer au fil du processus créatif. Ayant traversé plus d’un projet musical, l’auteur-compositeur-interprète souligne avoir un penchant pour cette méthode de travail très authentique, où la mélodie est très indissociable du texte.
Laisser la voix prendre son envol
Alexandre Désilets signe ici un retour aux sources avec une approche plus organique, laissant à sa voix toute la place. Il confie avoir eu besoin de temps pour l’assumer, pensant qu’elle devait absolument s’accompagner d’arrangements.
Il m'est arrivé même d’étouffer cette voix-là, de la cacher, de la tasser comme si j'avais une gêne.
Plutôt que de s’enfouir sous les pistes sonores, l’artiste se met en quelque sorte à nu pour chasser le faux. Exit la voix générée ou corrigée par ordinateur. La seule façon que je peux être singulier, [...] c’est d’être le plus humain possible, relève-t-il.
La démarche lui permet aujourd’hui d’apprécier les aspérités de sa voix. Elle vient avec ses défauts, ses imperfections, mais ça me plaît beaucoup. Ça me permet de me connecter encore plus à l’émotion et au texte.
Il éprouve d’ailleurs du plaisir à reprendre des chansons dans son studio et à les adapter dans des vidéos qu’il met en ligne sur ses réseaux sociaux.
L’aventure a commencé il y a un mois, avec Going to a Town, de Rufus Wainwright. J'en fais une par semaine. Je fais l'effort de trouver un truc qui m'inspire. [...] Ça me permet d'apprendre, puis de sortir de ma zone de confort.
Alexandre Désilets compte bien adopter cette même sobriété dans la tournée qu’il entreprend cet hiver. Pendant 1 h 30, il offrira 25 chansons, accompagné d’un guitariste et de deux choristes. Il sera en spectacle à la salle Jean-Despréz, à Gatineau, le 26 février.
Avec les informations de Christelle D’Amours

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6 months ago
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