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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPrenez note que cet article publié en 2023 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Florent Vollant fait l'objet d'un documentaire intimiste intitulé « Florent Vollant : innu », qui porte sur son histoire, sur sa résilience et sur l'importance de la musique dans sa vie. Avec le groupe Kashtin, dont les succès demeurent inoubliables, l’auteur-compositeur-interprète a ouvert la voie à toute une génération d’artistes autochtones. Nos archives témoignent de l’héritage laissé par le parcours du chanteur innu.
Originaire du Labrador, Florent Vollant arrive à la réserve de Mani-utenam en 1964 à l’âge de cinq ans. Rapidement, il est envoyé de force au pensionnat autochtone Notre-Dame de Maliotenam. La séparation avec le noyau familial marquera sa vie.
La musique est bien présente chez les Vollant et quand le jeune Florent rentre du pensionnat les jours de congés, il est en contact avec des mélodies country et folk appréciées de ses parents.
Au courant des années 1980, il rencontre le musicien Claude McKenzie avec qui il fonde le groupe Kashtin.

3:23
Montréal ce soir, 29 décembre 1988
Le 29 décembre 1988 à l’émission Montréal ce soir, le journaliste Pierre Mignault nous présente le groupe Kashtin qui signifie tornade en langue innue.
À cette époque, Kashtin se produit dans les communautés autochtones québécoises.
Ils chantent dans leur langue maternelle des textes sur leur vie, leur peuple, leur culture, ce qui l’attend et ce qui la menace. Les populations qui vivaient en vase clos trouvent dans leurs chansons un lien culturel, des aspirations communes.
Lorsque Kashtin entonne la chanson engagée Tshinanu qui signifie Ensemble, le public innu se lève et commence à danser le makusham traditionnel.
Kashtin vendra 200 000 exemplaires de son premier album éponyme. La chanson de Claude McKenzie E Uassiuian, qui traite de son enfance, connaîtra un immense succès.
« De 1989 à 1995, le duo folk rock a enregistré trois albums, remporté un prix Juno et quatre prix Félix. »
Kashtin sera le premier groupe autochtone à connaître une renommée internationale en se produisant partout au Canada, et aussi aux États-Unis et en Europe.
La fierté d’appartenir à une nation autochtone, Florent Vollant a souhaité la propager dès le début des années 1980 en participant à la création du festival Innu Nikamu. L’événement est devenu depuis l’un des plus importants lieux de rassemblement d’artistes autochtones en Amérique du Nord.
Le 18 novembre 2000, l’animateur Claude Charron s’entretient avec Florent Vollant à son émission.

21:36
Claude Charron, 18 novembre 2000
Florent Vollant affirme avoir été sauvé par la musique.
De cette manière-là, je peux m’exprimer, de cette manière-là, je peux servir à préserver l’identité.
Conscient d’avoir ouvert la voie, Florent Vollant a également fondé le studio Makusham à Mani-utenam, destiné à promouvoir de jeunes musiciens autochtones.
Il explique que le choc culturel est souvent difficile à vivre pour les jeunes de 16-17 ans à la recherche de leur identité. Le côté traditionnel innu se confronte à l’univers des Blancs et cette dichotomie est souvent source de maux.
Au court de cette riche entrevue, l’auteur-compositeur-interprète parle aussi des aînés de sa communauté, qu’il qualifie de conteurs extraordinaires. Des livres ouverts qu’on se doit de regarder et d’écouter.
Les aînés ce sont des poètes qui s’ignorent. Ce sont des gens qui utilisent un langage très fort.
Il aborde la question de la langue innue. Une langue difficile à préserver, car elle est très liée au territoire et au mode de vie traditionnel innu. C’est une langue de l’intérieur. Le père de quatre enfants se dit fier de parler innu avec ses enfants.
Après le groupe Kashtin, Florent Vollant a poursuivi une brillante carrière solo et a enregistré cinq albums.
Le 4 août 2017 au Téléjournal Est de Québec, le journaliste Xavier Lacroix présente le reportage Comment naissent les chansons? Il rencontre pour l’occasion le chanteur innu qui lui parle de son processus de création.

1:57
Téléjournal Est du Québec, 4 août 2017
Florent Vollant explique que, chez les Innus, la musique traditionnelle arrive souvent par le rêve.
À travers ses chansons, il raconte la vie des nomades, le territoire, la réalité des communautés autochtones.
Sur son album Puamuna, la chanson Tshekuannu fait référence aux gardiens du feu. Ces guides spirituels qui pratiquent la cérémonie de la tente de sudation. Il décrit leurs gestes ancestraux.
Le chanteur de Mani-utenam donne une voix à sa communauté, une voix à ceux qui sont souvent ignorés.
Je parle de l’espoir que j’ai pour l’ensemble, conclut-il simplement.

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8 months ago
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