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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa ministre des Arts, de la Culture et de la Condition féminine de l'Alberta, Tanya Fir, lance un plan majeur pour le secteur albertain de la musique.
L’objectif du gouvernement albertain est de mettre l’industrie musicale albertaine sous les projecteurs, de briser les freins à son développement et de créer des emplois en vue d’en faire un moteur de développement économique, d’après son communiqué. Le message a été répété pendant l’annonce de ce plan, jeudi, au Centre national de la musique à Calgary.
Le plan d’action émane d’une vaste consultation avec les parties prenantes du secteur et met l’accent sur la structure du secteur pour le rendre cohérent et plus puissant.
1 plan, 7 priorités, 17 mesures et un secteur satisfait
Parmi les mesures phares du plan, on retrouve la création d'une Commission Musique, sur le même modèle que celle du Film (nouvelle fenêtre), l’implication des municipalités dans le déploiement de scènes musicales au niveau local et la recherche de nouveaux investisseurs.
Pour les commentateurs, à l’instar du professeur associé en sciences politiques à l’Université Mount Royal Richard Sutherland, c’est un premier pas prometteur pour soutenir et structurer le secteur musical en Alberta.
Le commissaire à la musique, dont le choix doit encore être décidé, aura comme mission de coordonner des politiques transversales pour donner une cohérence aux mesures permettant d’aboutir aux objectifs du plan d’action.

Le plan prévoit de mettre en avant les voix issues de groupes historiquement sous-représentés sur les scènes artistiques.
Photo : Radio-Canada / Zazak Bouarab
Un plan qui mise sur les municipalités et les scènes sous-utilisées
Une des originalités de la politique lancée par Tanya Fir est l’implication des municipalités dans le déploiement du plan. La ministre veut ainsi inciter et accompagner les municipalités dans la mise en place de politiques concernant la scène musicale locale.
D’après André Courchesne, chercheur en politiques culturelles, cette répartition sur le terrain représente la grande force de ce plan. Les villes sont les plus informées sur les besoins des artistes et sur les manières de diffuser la culture locale notamment par les foires, fêtes ou festivals locaux, souligne-t-il.
Même son de cloche du côté de Richard Sutherland, qui applaudit l’importance donnée à la musique live dans les lieux qui n'en accueillent pas assez.
À l’heure où la mondialisation et les plateformes d’écoute en ligne nous imposent un son mondial, ce plan est une façon cohérente de donner une couleur locale, une identité et un son unique à l’Alberta.
Un plan qui veut souligner les voix invisibilisées
Le plan entend en outre favoriser la découvrabilité des voix moins entendues, comme les musiciens autochtones, les femmes ou encore la scène francophone.
Cette attention portée à l’inclusion des voix moins entendues témoigne de la cohérence, de la collaboration avec les partenaires du secteur et de la pertinence de ce plan, d’après André Courchesne.
Un secteur en plein bouleversement
Comme le souligne André Courchesne, le secteur de la musique a été heurté de plein fouet par la pandémie, et ses conséquences sur la fréquentation des concerts et festivals de musique se font encore sentir.
De plus en plus de producteurs de tout ordre, en dessin, en musique, au cinéma, préfèrent utiliser l’IA plutôt que d’engager des artistes et les musiciens ne sont pas épargnés par cette réalité, ajoute-t-il.
Ce plan est donc un message fort envoyé au secteur. Il reste à effectuer un bilan dans les prochaines années pour en évaluer les retombées.

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2 days ago
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