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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEn 2001, le parolier Jean-Pierre Perreault écrivait les paroles de la chanson Mon beau drapeau. Il ne se doutait pas qu’elle obtiendrait un tel succès et allait devenir l’hymne au drapeau franco-ontarien.
Né à Hawkesbury et installé à Casselman, Jean-Pierre Perreault se définit comme un vrai gars du coin et un fier Franco-Ontarien.
Adepte d’archives et de généalogie, il a également consacré sa vie professionnelle à l'enseignement. Mais encore à ce jour, Mon beau drapeau est le projet ayant le plus marqué sa carrière. On se souviendra peut-être de moi à cause de ça, alors qu’il y a tellement d'autres choses que j'ai faites, souligne-t-il, ému.
Celui qui a donné une voix aux Franco-Ontariens se rappelle encore du moment où il a entendu des enfants entonner Mon beau drapeau pour la première fois. La chose la plus marquante, c’est quand le conseil scolaire a réuni les écoles élémentaires dans le gymnase de l’école secondaire de Casselman, se souvient l'homme de 80 ans.
Quand j’ai entendu tout ce petit monde-là en train de chanter la chanson, je me suis dit : "Mais qu’est-ce qu’on a fait là, pour l’amour du ciel!" Ça m’a bouleversé. J’en ai pleuré.

La nouvelle version de «Mon beau drapeau» interprétée par plusieurs artistes franco-ontariens, dont Céleste Lévis et Marc-Antoine Joly, et un chœur de 500 enfants.
Photo : Offert par Brian St-Pierre
À l’occasion du 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien, Mon beau drapeau a été revisitée cette année par un collectif d’artistes franco-ontariens, dont Véronic DiCaire, Damien Robitaille et Céleste Lévis.
C’est renversant. Elle a été remaniée, mais le fait que le chœur chantant est plus gros, ça a encore plus d’effet. Si tu es franco et que tu chantes ça, tu es pris. Ça te va en plein cœur, croit-il.
Il se réjouit particulièrement que cette version fasse rayonner le talent de la diversité. Les francos qui sont venus d'Afrique, ils sont nombreux et ils sont restés. Ils font partie des Franco-Ontariens, mentionne M. Perreault.
Dans le vidéoclip de la nouvelle mouture, Jean-Pierre Perreault apparaît dans les premières secondes, crayon et carnet à la main. C’est Brian qui a voulu absolument m’incorporer. Il m’a dit : "On ne te voit jamais dans cette affaire-là!", fait-il valoir. Ça fait un peu partie de ce qu’il me lègue.
Mettre l’accent sur la fierté franco-ontarienne
En 2001, le Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien commande cette chanson à Jean-Pierre Perreault et à l’auteur-compositeur-interprète franco-ontarien Brian St-Pierre, qui enseigne alors la musique à l'École secondaire catholique L'Escale, à Rockland.
Âgé de 56 ans à l’époque, M. Perreault venait tout juste de prendre sa retraite de l’enseignement.
Brian s’est pointé [chez moi] un soir et m’a dit : "On a un contrat pour écrire une chanson sur le drapeau franco-ontarien." J’ai fait : "Bon. OK. On commence par quoi?", se remémore le parolier. À ce moment-là, le drapeau ne flotte pas très souvent en Ontario.

Encore aujourd’hui, Brian St-Pierre (à gauche) et Jean-Pierre Perreault (à droite) demeurent de bons amis.
Photo : Offert par Brian St-Pierre
Rapidement, M. Perreault s’affaire à la tâche. J’ai écrit les premiers textes, puis Brian m’est revenu. Sur les cinq couplets que je lui avais donnés, il y en avait quatre qui avaient un "X" dessus, rigole-t-il.
Il change donc son approche. Au lieu de se concentrer plus largement sur l’histoire franco-ontarienne, son texte cible la fibre identitaire franco-ontarienne pour toucher le cœur de la communauté.
"Je te chante mon beau drapeau des Francos de l’Ontario." Quand on chante [au je], on se sent tout de suite pris par la chanson, parce qu’on est impliqué.

Les artistes franco-ontariens Manon Séguin, LeFLOFRANCO, Stef Paquette et Brian St-Pierre ont interprété «Mon beau drapeau» lors de la 50e édition du Festival franco-ontarien.
Photo : Offert par Brian St-Pierre
Jean-Pierre Perreault insiste sur l’importance de sa collaboration avec Brian St-Pierre. On a fait ça ensemble et on est fier de l’avoir fait, dit-il.
Encore aujourd’hui, il n’a que des bons mots pour son ami et collaborateur, qu’il a rencontré en lui donnant des cours de guitare. C’est un cas où l’élève a dépassé le maître de beaucoup, souligne-t-il, en souriant.
Avec les informations de Jhade Montpetit

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6 months ago
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