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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayVoilà quarante ans qu’Opéra Atelier présente des pièces musicales dont les mises en scène et les ballets sont appuyés sur les rigoureuses recherches historiques de ses codirecteurs artistiques, Marshall Pynkoski et Jeannette Lajeunesse Zingg.
Durant les premières années, la troupe montrait des œuvres de Purcell, Monteverdi, Haendel, Rameau ou encore Charpentier.
Peu à peu, elle se taillait une réputation avec son interprétation du répertoire baroque (1600-1750). Pourtant, dès 1991, Opéra Atelier saute le pas vers la période classique et l’une de ses œuvres emblématiques, La Flûte enchantée (1791), est produite une première fois sur les planches du Théâtre Elgin.
Depuis, la troupe a de nouveau présenté l’opéra maçonnique de Mozart à trois reprises, en 2001, 2006 et 2013. Cette dernière version, dont la scénographie est de Gerard Gauci, inspire celle qui est présentée à Toronto en ce moment.
Le décor se veut particulièrement spectaculaire avec ses dragons et ses machines volantes.
On a ajouté de nouvelles idées comme à chaque fois et nous faisons des adaptations en fonction des interprètes, raconte Jeanette Lajeunesse Zingg, codirectrice artistique. Mais la structure, tout comme l’orchestre baroque Tafelmusik qui joue la musique sur des instruments d’époque, restent des composants essentiels de la production.
Le public découvrira aussi des ballets recréés pour l’occasion, d’après une combinaison entre techniques baroques et classiques, puisque Mozart n’avait pas écrit de parties pour la danse. Mais selon Jeanette Lajeunesse Zingg, les moments instrumentaux appellent à la création chorégraphique comme pour La Marche des prêtres en début de deuxième acte.
L’histoire de La Flûte enchantée, hautement symbolique, est une allégorie de la victoire de la sagesse sur l’obscurantisme. Tamino, un homme sauvé des griffes d’un monstre par la Reine de la Nuit reçoit de celle-ci la mission d’affronter le grand prêtre Sarastro.
Mais Tamino réalise à temps que Sarastro est un sage et que la Reine de la Nuit cherche à plonger le monde dans les ténèbres. Ce conte de fées pour adultes est porté par une musique particulièrement sublime, dont le point d’orgue est l’air de la Reine de la Nuit.
Il sera joué ici par la soprano américaine Rainelle Krause, qui l’a déjà interprétée plus d’une centaine de fois.
L’opéra pour ceux qui découvrent l’opéra
Quand on en vient aux interprètes, Opéra Atelier fonctionne un peu comme une famille.
Plusieurs habitués de la troupe seront de nouveau sur scène, entre autres le ténor Colin Ainsworth et la soprano Meghan Lindsay qui partageaient l’affiche dans La Résurrection de Haendel. De retour également, le ténor malgache Blaise Rantoanina qui en sera à sa troisième collaboration avec la compagnie.
Lors de la première rencontre autour de La Caravane du Caire à l’Opéra de Tours, le chanteur se rappelle d’une véritable connexion entre Marshall Pynkoski et moi , louant le travail du metteur en scène sur l’expression corporelle .
Blaise Rantoanina souligne que, pour le codirecteur artistique de la troupe, chaque geste, chaque mouvement traduit une émotion du personnage . Un élément qui participe activement à l’impression de totalité, chère aux amateurs d’opéras, et qui est remarquable à chaque production de la compagnie.

Le ténor Blaise Rantoanina et la soprano Meghan Lindsay dans « La Flûte enchantée ».
Photo : Bruce Zinger
Pour sa seconde participation, Blaise Rantoanina était venu à Toronto à l’occasion de la production locale d’Acis et Galatée de Haendel. Mais pour le ténor, La Flûte enchantée a une résonance particulière. On n'y entend que des tubes du début à la fin, selon lui.
Cette impression d’accessibilité pour l’œuvre est partagée par Marshall Pynkoski qui surnomme La Flûte enchantéel’opéra pour ceux qui découvrent l’opéra, l'élevant ainsi au rang d’œuvre idéale pour ceux qui voudraient commencer leur découverte de cet univers sans risquer d’être déçu.
C’est d’ailleurs pour cela que l’opéra est présenté à Toronto dans sa version anglaise. Car il y a beaucoup de dialogues comiques , explique Jeannette Lajeunesse Zingg, et on veut être sûr que le public puisse rire d’après les répliques des chanteurs sur scène et non pas au rythme des sous-titres .
Marshall Pynkoski insiste sur la dimension locale de l'œuvre dès sa création : Mozart l’avait composé pour les spectateurs viennois, en allemand, alors qu’habituellement il choisissait l’italien, mais avec cet opéra, il voulait toucher le public populaire dans sa langue .
Pour la suite de cette saison anniversaire, c’est une sorte d’antithèse de La Flûte enchantée qui sera présentée sur la scène du Koerner Hall en avril 2026, puisqu’il s’agit du drame lyrique surréaliste de Debussy, Pelléas et Mélisande. Une œuvre inspirée de l’histoire tragique de Tristan et Iseult, qui ne contient quasiment pas de mélodies.
La Flûte enchantée (The Magic Flute) de Mozart, mise en scène de Marshall Pynkoski et chorégraphies de Jeannette Lajeunesse Zingg, est présentée sur la scène du Théâtre Elgin (Toronto) jusqu’au 19 octobre.

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6 months ago
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