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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayMalgré l’indéniable popularité des plateformes numériques, « la bonne vieille radio » reste le moyen favori des Québécois pour écouter de la musique d’ici.
C’est ce que révèle le rapport Les pratiques d’écoute et la consommation d’enregistrements musicaux au Québec en 2024, publié mercredi par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
À seulement 7 %, la part d’écoute des interprètes du Québec demeure faible sur les plateformes de diffusion en continu sur demande. Pis encore, cette proportion est en baisse par rapport à 2023 (7,5 %) et à 2022 (8 %).
L’utilisation de la radio est positivement associée à l’écoute de chansons en français et de musique d’artistes du Québec, et ce, peu importe l’âge. Ce n’est toutefois pas le cas pour l’utilisation des plateformes de diffusion en continu ni pour celles de partage et de diffusion vidéo, peut-on lire dans le document.
Les personnes qui écoutent la radio en direct sont plus nombreuses en proportion à apprécier les chansons en français (56 %) que celles qui n’écoutent pas de musique à la radio (32 %).
En parallèle, les personnes qui utilisent les plateformes numériques sont moins nombreuses en proportion à écouter des chansons en français et des artistes du Québec que celles qui ne les utilisent pas.
Une situation préoccupante
Ces constats n’étonnent pas du tout l’Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo, mieux connue sous l'acronyme ADISQ.
Il n'y a pas de grandes surprises. Ce sont des tendances qu'on observe déjà depuis un moment, c'est-à-dire la faible part des écoutes, que ce soit de la musique en français, de la musique québécoise et, qui plus est, de la musique québécoise en français. Le pourcentage baisse, mais ça s'explique par le fait que les écoutes totales augmentent plus rapidement que les écoutes de musique francophone, indique sa directrice générale, Eve Paré, ajoutant que les nouveautés ont toujours eu de la difficulté à se tailler une place sur les plateformes de diffusion en continu.
Elle trouve tout de même la situation préoccupante.
C'est une perte de vitesse importante qui est alarmante pour la survie de la culture québécoise, mais c'est un discours qu'on tient déjà depuis plusieurs années. On est encore très inquiets. De là la nécessité de légiférer pour renverser la tendance.
En revanche, elle se réjouit que la radio continue de jouer un rôle important, autant dans la découverte que dans la consommation de musique vocale francophone. À l’ADISQ, on croit encore vraiment beaucoup à la radio, souligne-t-elle.
Mme Paré y voit un signe de l’utilité des quotas à la radio, qui imposent aux stations de diffuser 65 % de contenu musical francophone, mais pas exclusivement québécois.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) planche d’ailleurs sur une modernisation de la Loi sur la radiodiffusion. Les audiences commenceront en septembre. L’ADISQ y sera partie prenante avec grand intérêt. L’organisme fera entendre son point de vue le 29 septembre.
Mme Paré ne perd pas espoir. Autant au fédéral qu'au provincial, il y a une volonté de légiférer pour essayer de mettre davantage en valeur nos contenus, notre culture. Les consultations du CRTC et le projet de loi provincial sur la découvrabilité vont tenter de pallier cette baisse des écoutes.

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8 months ago
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