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Le son de la composition originale de Geneviève Gros-Louis, Thunder Medicine, résonne sur les murs d'une salle de spectacle de Québec pendant les essais sonores.
Les yeux fermés, son instrument serré dans les mains, la violoniste et compositrice originaire de la nation huronne-wendat explique que les répétitions et les concerts sont pour elle l'occasion de se replier sur elle-même et de se connecter à sa source d'inspiration : ses ancêtres.
C'est presque comme si je communiquais avec mes ancêtres de cette manière, a-t-elle dit lors d'une entrevue accordée à CBC.
C'est là où je me suis rendue lorsque je l'ai composée.
Après avoir étudié le violon à l'Université McGill, Geneviève Gros-Louis a joué avec des orchestres professionnels pendant 10 ans, puis elle s'est lancée dans la composition lorsque la pandémie de COVID-19 a forcé l'annulation de tous ses concerts.
Depuis lors, les projets se sont enchaînés, lui valant une renommée internationale.
Elle s'est produite à la Fashion Week de Paris, a composé des morceaux originaux pour National Geographic et a assisté au Festival de Cannes, où elle a été invitée à interpréter une partition originale avant la première du film Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese.
Elle a accompli tout cela en s'appuyant sur son héritage culturel. Dans ses projets à venir, elle intègre également à sa musique des aspects des chansons sociales traditionnelles de son enfance.
Je n'aurais jamais cru que j'en arriverais là, affirme-t-elle. J'avais l'impression d'avoir des choses à dire.

Geneviève Gros-Louis dit vouloir rendre les chansons traditionnelles plus accessibles.
Photo : Rachel Watts/CBC
Moderniser les chansons traditionnelles
Travaillant avec plusieurs membres de sa communauté sur un album à venir, Geneviève Gros-Louis dit qu'elle espère sortir la musique dans les six prochains mois dans le but de rendre les chansons traditionnelles plus accessibles.
Je voulais pouvoir en profiter comme lorsque je conduis ma voiture, illustre-t-elle.
Je voulais créer quelque chose qui soit accessible aux générations futures. J'ai donc eu l'idée de créer cette collection.
Avant de moderniser les chants sociaux wendat, elle raconte avoir reçu l'enseignement d'un aîné de Wendake, fabricant d'instruments et gardien du savoir.
Un jour, je me suis assise dans sa cuisine et il a passé environ trois heures avec moi à me les enseigner tous, raconte-t-elle.
Lorsque j'ai commencé à intégrer ma culture autochtone dans cette musique, j'ai découvert que je pouvais m'exprimer encore plus qu'auparavant.
C'est quelque chose de nouveau
Richard Aubé, directeur artistique de l'événement privé où Geneviève Gros-Louis a joué à Québec ce mois-ci, explique qu'il a choisi la violoniste pour son ingéniosité.
J'adore travailler avec des artistes qui créent quelque chose de différent, a souligné M. Aubé, qui dirige Productions Richard Aubé.
C'est quelque chose de nouveau. On peut ressentir l'émotion derrière sa musique.
La musicienne explique que la possibilité d'intégrer sa culture dans la musique sur des scènes prestigieuses n'a pas toujours été acquise. Quand cela arrive, elle parle d’un moment d’accomplissement.
Elle enregistre en octobre aux studios Abbey Road à Londres, en Angleterre, dans le cadre d'un projet en collaboration avec Audio Network, une société qui crée des musiques originales pour les diffuseurs, les marques et les créateurs.
Je vais pleurer comme une madeleine quand cela arrivera, prédit-elle. Le simple fait d'être dans cette pièce, dans cet espace, sera un moment incroyable dans ma vie et je veux juste continuer à le faire.

Enfant, Geneviève Gros-Louis a convaincu sa mère, Josée Gros-Louis, de lui acheter un violon après avoir fabriqué elle-même un instrument à partir d'une boîte de mouchoirs.
Photo : Rachel Watts/CBC
Elle est loin de ses débuts quand, enfant, elle fabriquait à la main des violons avec des boîtes de mouchoirs, des rouleaux de papier toilette, du ruban adhésif, des élastiques et des pailles.
La petite Geneviève a fait preuve d'ingéniosité pour convaincre sa mère de lui acheter un vrai violon. Nous y sommes allées le lendemain, se rappelle-t-elle en riant.
Sa mère, Josée Gros-Louis, raconte qu'elle a d'abord encouragé sa fille à rejoindre un groupe plutôt qu'un orchestre.
Je n'ai pas d'autres mots que [de dire] : "je suis tellement fière d'elle", s’est réjouie l’heureuse maman, que l'on pouvait voir prendre des vidéos et des photos de sa fille lors des répétitions à Québec.
Elle a appris [le violon] en un rien de temps, donc cela s'est avéré être la bonne décision.
D’après un texte de Rachel Watts, de CBC

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6 months ago
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