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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes acrobaties de cirque, des relectures de classiques du théâtre et de la danse moderne et traditionnelle. La prochaine saison du Centre national des Arts (CNA) promet d’être « audacieuse », « riche » et « diversifiée », assure sa direction.
C’est toujours bien excitant de voir à quel point nos équipes artistiques ont concocté une saison enlevante, riche de beaux événements culturels à venir, souligne la nouvelle présidente et cheffe de la direction, Annabelle Cloutier, en poste depuis décembre.
Comme chaque année, il y a un foisonnement culturel et artistique tant canadien qu’international sur nos scènes. Mais pour cette saison, je dirais qu’il y a beaucoup d’ambition et d’éclectisme.
Elle applaudit la direction artistique – qu’elle qualifie de très, très forte – des différents volets. Chacun réfléchit à une vision pour sa saison artistique pour faire rayonner le meilleur des arts sur les scènes du CNA, renchérit-elle.
« Être » au théâtre
La prochaine mouture du Théâtre français s’annonce éclectique, avec des propositions par moments déjantées, plus classiques, plus exigeantes ou plus loufoques, indique le directeur artistique du Théâtre français, Mani Soleymanlou.

La pièce « Je comprends. Respect. », d’Étienne Lou, mélange le théâtre et le hip-hop.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Frédérique Ménard-Aubin
Il va y avoir de la danse de rue, des clowns, du rap, des solos plus classiques et des productions internationales. On en est fiers et on a la chance d’avoir un public qui suit, poursuit-il.
Un fil rouge se tisse entre les spectacles : le désir d’être au théâtre, tout simplement. Il y a vraiment une envie forte d’être en collectivité. L’expérience théâtrale est difficile à reproduire ailleurs dans la société et je pense que les gens y tiennent, estime celui qui signe sa cinquième saison à la barre du Théâtre français.

Pour créer « Neige sur Abidjan », l’artiste Iannicko N’Doua s’est inspiré de son propre parcours.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Valérie Remise
Le plus beau et le plus important, c’est d’être là, pour les artistes, comme spectateur. Être présent devient un geste très important.
La satire musicale Mommy, le retour, d’Olivier Choinière donnera le coup d’envoi à cette programmation en septembre. Ce sera ensuite au tour de l’auteur et interprète Iannicko N'Doua d’explorer ses racines paternelles africaines dans l’œuvre d’autofiction Neige sur Abidjan, puis à la comédienne Évelyne Rompré de raconter la vie d’une femme de sa naissance à sa mort dans Tout ça.
La pièce Fils manqués?, des clowns René Bazinet et David-Alexandre Després, s’intéresse quant à elle aux failles de la paternité.

Le metteur en scène français Joël Pommerat est un habitué du CNA. Il revient au printemps 2027 avec « Les petites filles modernes (titre provisoire) ».
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Agathe Pommerat
Après avoir revisité des contes pour enfants (Pinocchio et Cendrillon), l’auteur et metteur en scène français Joël Pommerat est de retour au CNA, cette fois avec une création originale. Les petites filles modernes (titre provisoire) explore l’intimité et la résistance de deux jeunes filles face au monde adulte, résume Mani Soleymanlou, qui qualifie le dramaturge de grand magicien.
L’Orestie, de la metteuse en scène Alice Ronfard, figure parmi les grands coups de cette prochaine saison. Avec une distribution réunissant une trentaine d’interprètes, la trilogie de 3 h 30 aborde notamment les thèmes de la démocratie et de la place des femmes.

L’Orestie est une œuvre formée de 3 pièces créées par le poète tragique grec Eschyle, il y a 25 siècles. Elle sera revisitée au CNA en 2026-2027.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Éva-Maude TC, Dariane Sanche
De nos jours, ces thématiques sont mises à l'épreuve. C’était une évidence que l'époque nécessitait un regard artistique sur ces enjeux qui nous déchirent aujourd'hui, fait valoir le directeur artistique du Théâtre français, qui montera également sur scène dans la peau du professeur Bashir Lazhar en février, sous la direction de Marie Brassard.
En musique et variétés, Roch Voisine, Allison Russell et le Cirque Éloize figurent dans la programmation aux côtés de l’artiste pop Begonia et du groupe Afro-Andean Funk. De son côté, l’Orchestre du CNA naviguera entre ciné-concerts, succès pop et musique classique, en compagnie de solistes canadiens, dont le violoniste ottavien Kerson Leong. Il s’agira du premier tour de piste de John Storgårds à titre de directeur musical de l’orchestre.
Danser autour du monde
De l’Inde à l’Islande, en passant par l’Irlande, le volet danse du CNA fera voyager son public la saison prochaine. Et s’il y a un lien à noter entre la quinzaine d’œuvres figurant au calendrier, c’est le regard qu’elles portent sur les traditions et sur le monde d’aujourd’hui.
On a plusieurs créations qui mettent de l’avant des danses plus traditionnelles, des folklores, des cultures ancrées, et on leur jette un nouveau regard, affirme la productrice générale de la danse, Caroline Ohrt.

La production « MÁM » crée « un pont formidable » entre les folklores irlandais et canadien, selon la productrice générale de la danse, Caroline Ohrt.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Ros Kavanagh
Comment cohabite-t-on avec ces traditions dans le monde d’aujourd’hui, avec tout ce qu’on vit, avec tout ce qui se passe? Je pense que c’est un questionnement qu’on se pose tous.
Cette réflexion est d’ailleurs au cœur de la production MÁM, du chorégraphe irlandais Michael Keegan-Dolan. Présentée en ouverture, l'œuvre – dont le titre irlandais signifie « maman », en français – réunit sur scène 12 interprètes et 8 musiciens.

La chorégraphe islandaise Lovísa Ósk Gunnarsdóttir déconstruit les mythes de la ménopause avec « When the Bleeding Stops ».
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Tale Hendnes
Dans FORBIDDEN, l’artiste indienne Aditi Mangaldas s’inspire du kathak – une danse traditionnelle du nord de l’Inde – pour réfléchir au désir, à la sexualité et aux tabous, tandis que la compagnie Danza Contemporánea, de Cuba, fait rayonner le talent des danseurs de cette île caribéenne avec Cuba, ici et maintenant.
Les artistes canadiens occupent également une place importante dans la programmation. La chorégraphe et danseuse montréalaise Louise Lecavalier, une bête de scène de 67 ans pour qui danser est un acte vital, précise Mme Ohrt, présentera danses vagabondes au Théâtre Babs Asper en octobre.

La chorégraphe et interprète Louise Lecavalier montera sur scène au CNA avec « danses vagabondes ».
Photo : Offert par le Centre national des Arts / André Cornellier
De son côté, le chorégraphe et musicien Frédérick Gravel proposera Chansons d’amour et d’effondrement, un spectacle mêlant danse et musique en direct.
Juste dire le titre à voix haute, ça me donne un petit frisson! Le spectacle arrive avec une belle tendresse, avec un Fred Gravel qui ne danse pas, mais qui joue de la guitare, qui chante avec son band et qui a de merveilleux danseurs. C’est une ode à l’amour, ajoute-t-elle.
Enfin, après avoir revisité Hamlet aux côtés de Robert Lepage, le chorégraphe Guillaume Côté se plonge à nouveau dans une œuvre shakespearienne avec Les Songes d’une nuit d’été.
Faire briller le talent autochtone
La nouvelle saison du Théâtre autochtone s’amorcera en septembre avec du théâtre musical rock. Pour imaginer Beautiful Scars – paru d’abord sous la forme d’un livre en 2017 –, le créateur Tom Wilson s’est inspiré de sa propre vie.
C’est une quête de vérité et d’identité. Tom Wilson a grandi à Hamilton [en Ontario] et il a connu sa mère, mais il l’a connue comme une amie de la famille. Pas comme sa mère, raconte la directrice administrative du Théâtre autochtone, Lori Marchand.

Publiée dans les années 1950, la pièce « En attendant Godot » du dramaturge irlandais Samuel Beckett sera revisitée en inuktitut.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Mer Young
La tragi-comédie classique En attendant Godot, de Samuel Beckett, sera quant à elle revisitée en inuktitut. La traduction et l’élaboration de cette pièce auront requis près de cinq ans de travail, mentionne Mme Marchand. C’est la langue qui est présente au Nord, mais il y a des dialectes spécifiques par endroits. Même quelqu’un parlant l’inuktitut doit apprendre ces dialectes, explique-t-elle.
Il s’agit d’une production remplie d’espoir, selon celle qui est chargée de la direction administrative du Théâtre autochtone depuis avril 2018. Il y a l’espoir d’un futur que nous pouvons créer ensemble, entrevoit-elle.
Nos histoires valent une place sur toutes les scènes du pays. Tout est possible.
Le volet autochtone du CNA s'associe avec le Théâtre français pour présenter Pakuneu, de l’artiste multidisciplinaire Soleil Launière. L'œuvre, qui mélange théâtre, chant, vidéo et danse krump, explore les trajectoires de vie de trois enfants nés en prison.

Dans « Pakuneu », l’artiste multidisciplinaire Soleil Launière entrecroise les destins de trois enfants nés en prison.
Photo : Offert par le Centre national des Arts / Marlène Gélineau-Payette
En anglais, The Diviners mélange l’héritage des Métis de la rivière Rouge et celui des Écossais des Highlands en musique et en danse, tandis que The Comeback s’intéresse au principe de Jordan, une règle juridique qui vise à ce que les enfants des Premières Nations aient accès aux soins et au soutien dont ils ont besoin.
La saison se bouclera avec le festival Matriarchs Uprising, fruit d’une collaboration avec le volet danse. L’événement, centré sur les femmes autochtones, propose de s’imaginer le futur de la danse à travers une série de performances et de classes de maîtres.
Qu’on partage les expériences des artistes des Premières Nations et qu’on ait l’opportunité d’entendre les langues spécifiques de différentes régions, ça me touche profondément, conclut Lori Marchand.
Avec les informations de Valérie Lessard

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3 days ago
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