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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÀ Moncton, tous les habitués de la vie nocturne connaissent Norm « the jammer ». Cette figure des bars de la ville y joue de la musique depuis 50 ans. Normand Gallant, qui va bientôt célébrer son 70ème anniversaire, célèbre aussi 10 ans de sobriété.
Ce petit gars de Moncton a fait une carrière de chansonnier grâce à la seule guitare qui circulait dans son quartier de Parkton dans les années 1960. Une douzaine d'enfants s’échangeaient la guitare qui finissait toujours dans ses mains.
Ma mère m’a acheté une guitare en 68, on n’était pas les plus riches, elle avait payé ça 100 $ et mon père ne pouvait pas comprendre, lui qui gagnait 50 piasses par semaine. Il a dit qu’est-ce qu’il va faire avec ça asteur?
La carrière de Normand Gallant a officiellement débuté en 1975. Il allait voir des musiciens tous les samedis soir dans la plus vieille taverne de Moncton, au Chris Rock Tavern. Un soir, il a dû remplacer un des musiciens. Il n’a jamais quitté la scène depuis cette soirée-là.
Je joue du classic rock, du Neil Young,Cat Stevens, Led Zeppelin, les Beatles, toutes les chansons des années 60 et 70
Avec ses chansons, Norm « the jammer » en a fait danser des foules dans plusieurs bars au fil des ans. J’ai joué au Spanky’s, au Costmo, àl’Igloo, au Fox and Hound, au Dart club, auCaptain Dan’s, au 1755.
Au fil des ans, Norm the Jammer a vu la vie nocturne à Moncton évoluer. Il n’y a plus beaucoup de bars qui ferment à 2 h du matin, la plupart des bars ferment vers 10 h maintenant, c’est beaucoup les microbrasseries qui ont pris la relève pour accueillir les chansonniers comme moi.
Toujours en Osmose avec les anciens étudiants
Les meilleurs moments de sa carrière, Norm the jammer les a passé à l’Osmose, le bar étudiant de l’Université de Moncton, qui a fermé ses portes en 2010.
« Ah l’Osmose! J’ai chaud au cœur quand je pense à l’Osmose parce que les étudiants m’ont assez gardé jeune. J’avais 20 ans plus vieux qu’eux autres. Ils m’ont pris dans leur bar de 1997 à 2007 puis j'ai joué tous les vendredis après-midi et c’était tout le temps plein », se souvient-il.
Ces mêmes étudiants, qui ont chanté tous les vendredis après-midi avec Norm the jammer, continuent à le faire avec lui à l’occasion. Il est souvent invité à jouer dans des partys privés pour les mêmes étudiants devenus adultes.

Norm «the jammer» a une marque de commerce. Il fait toujours crier les foules avec son fameux «Hoo-Ahh!»
Photo : Rachel Gauvin
« Dans ce temps-là, ils avaient dans la vingtaine à l’université, asteur ils ont tous dans la quarantaine avec des petites familles dans leur région. Je fais des partys de 40 ans depuis 3-4 ans, j’en fais 5-6 par été. Je reviens juste d’en faire un à Shippagan deux semaines passées. »
Depuis ses années à l’Osmose, Norm the jammer est devenu aussi populaire dans le nord que dans le sud de la province.
« À Tracadie, au Up and Down, à Caraquet, à la Brokerie, à Grand-Anse, Shippagan, au Cielo, pis à Miscou, à la vieille école, à Petit-Rocher aussi, chez Ninine. C’est vraiment à cause des étudiants qui sont retournés dans leur petit coin de pays que je suis populaire comme ça dans le nord. »
10 ans de sobriété : Ma musique est beaucoup meilleure sans alcool
Jouer dans les bars pendant 50 ans, c’est aussi être exposé à l’alcool tous les soirs. Il y a du monde saoul autour de toi tout le temps qui crie et qui te payent des bières.
Une des marques de commerce de Norm the jammer c’était la bière Scooner. J’étais rendu à boire 7-8 Scooner avant de commencer à jouer. Il y a un moment donné, je jouais 7 soirs semaine, c’est pour ça qu’il fallait que j’arrête de boire.

Norm «the jammer» sur scène au Holy Whale à Moncton. Un des bars où il tiendra son 70ième anniversaire.
Photo : Radio-Canada
À deux reprises, Normand Gallant a eu des problèmes de pancréas assez graves pour être hospitalisé, la deuxième fois il a décidé d'arrêter de boire pour de bon.
Je n’ai pas eu de misère à arrêter de boire, c’est la chose la plus facile que j’ai faite, mais la chose la plus difficile c’était d’embarquer sur le stage sans la boisson. Il lui a fallu six mois avant de remonter sur une scène. Cette année il célèbre 10 ans de sobriété.
Son party de 70 ans : « Hoo-aHH! »
Norm the jammer célèbre aussi son 70ème anniversaire de naissance prochainement. C’est le prochain gros party sur sa liste et tout le monde est invité.
Je vire 70, le 23 janvier, c’est un vendredi soir au Holy Whale de 7 à 10, si il y a du monde que j’ai connu pendant des années qui veulent venir faire un tour, ce serait apprécié.
Aujourd’hui, à 70 ans c’est un verre d’eau que Norm the jammer lève en criant son fameux cris Hoo-ahH, un crie qui trouve toujours écho dans les bars où il joue de la musique 50 ans plus tard.

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4 months ago
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