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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’Orchestre Jazz de Sherbrooke livrera samedi prochain un quatrième concert, qui affiche complet. La formation musicale a le vent dans les instruments, mais aussi dans les voiles, puisqu’elle a obtenu en janvier la reconnaissance qu’elle attendait : le statut d’organisme admis à la Ville de Sherbrooke.
Sur la scène de la salle Bandeen du Théâtre Centennial, 18 musiciens répètent en vue du spectacle. Les notes résonnent partout dans la grande pièce chaleureuse, où le bois est à l'honneur. La musique est dans l'air, mais aussi la fébrilité des membres de l’Orchestre Jazz de Sherbrooke, qui joueront bientôt, devant public, de grands classiques, lors d'une représentation en hommage à Ella Fitzgerald.
Celle qui interprétera les chansons de ce « monument » de la musique n'échappe pas à la nervosité. Sonia Patenaude, qui a étudié le chant à l’Université Bishop’s en plus d’y travailler, est tombée par hasard sur une répétition de l’Orchestre, un soir, sur le campus. Elle a aussitôt suggéré d’y prêter sa voix.

La chanteuse Sonia Patenaude en pleine répétition
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
C’est un gros morceau. Je suis quelqu’un qui fait des choses qui sont faciles. Je ne me perds pas beaucoup dans l’inconfort. Mais pour ça, il y a beaucoup d’inconfort. J’ai très très hâte, mais j’ai très très peur , souligne-t-elle en souriant.
Il y a trois ans
L’Orchestre Jazz a été fondé il y a à peine trois ans par Isabelle Pomerleau. La saxophoniste constatait que les musiciens jazz de l’Estrie n'avaient pas d'espace professionnel où s'épanouir après leurs études. Dans la région, il y a notamment des ensembles jazz de style big band à l'école Mitchell-Montcalm, au Cégep et à l'Université de Sherbrooke.

La fondatrice et présidente de l'Orchestre Jazz de Sherbrooke, Isabelle Pomerleau
Photo : Radio-Canada / Éli Chamberland
En classique, il y a beaucoup d'orchestres où les musiciens peuvent se relocaliser. Il y a même des harmonies communautaires, mais dans le jazz, il n’y en avait juste pas, fait valoir la musicienne.
Né dans les années 20 aux États-Unis, les big bands comptaient plusieurs instrumentistes séparés en sections. Des règles strictes y sont respectées, même s’il y a une petite place à l’improvisation. L’Orchestre Jazz de Sherbrooke s’inscrit dans la mouvance. Elle compte rien de moins que cinq trompettistes, cinq saxophonistes, quatre trombonistes, un pianiste, une guitariste, un contrebassiste et une batteur.

L'Orchestre Jazz répète chaque mardi en vue du spectacle qui se tiendra le 25 avril.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Toute la formation se réjouit d'être maintenant inscrite à titre d'organisme à la division de la Culture de Sherbrooke. Ça nous donne accès à de l’aide financière, à du soutien technique, à du soutien de ressources humaines aussi, énumère Isabelle Pomerleau.
L’ensemble a reçu un peu plus de 3400 $ de la Ville de Sherbrooke depuis janvier. De quoi payer une partie du spectacle qu’il présentera à la salle Léonard St-Laurent, à Sherbrooke.
« C'est fantastique, ça fait du bien d'être reconnu comme un ensemble en bon et due forme au même titre que l'Orchestre symphonique de Sherbrooke », note de son côté Robert-Étienne Siméon, qui dirige l'Orchestre.

Robert-Étienne Siméon est chef et directeur musical de l'Orchestre Jazz de Sherbrooke. Il baigne dans cette musique depuis qu'il est tout petit. Ses parents faisaient jouer à la maison des vinyles de Duke Elligton.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
Tremplin pour la relève
Cette reconnaissance permettra aussi à l’organisme de se tailler une place dans les festivals et dans les écoles. L’Orchestre Jazz de Sherbrooke a offert un cours à des élèves de la polyvalente Louis-Saint-Laurent, à East Angus, mais aimerait en visiter davantage dans les mois à venir.
On est presque tous des musiciens professionnels, des diplômés d’université ou des enseignants, mais on a tous la même passion : s’occuper de la relève, explique Denis Filiatreault, première trompette. On veut se revirer de bord et dire : "c’est à ton tour, je vais te montrer comment ça marche."

L'Orchestre de Jazz de Sherbrooke est le seul orchestre professionnel du genre. Il compte un conseil d'administration.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine
On veut les informer sur la vie de musiciens, quels sont les bons et les mauvais côtés, ajoute-t-il. On veut leur dire les vraies affaires, à quoi ils doivent s’attendre, dans un milieu qui est passionnant, mais pas facile.
Si l’Orchestre est pour le moment surtout composé d’amis qui aiment jouer ensemble, l’objectif est surtout qu’il devienne un tremplin pour la relève à plus long terme. Éventuellement des chaises vont se libérer et ça va faire un roulement.

L'Orchestre Jazz de Sherbrooke espère un jour participer à plusieurs festivals et faire rayonner les artistes d'ici.
Photo : Radio-Canada / Éli Chamberland
Pierre-Olivier Désilets en est un bon exemple. À 28 ans, il a commencé par remplacer un professeur un cégep, avant de prendre sa place à la guitare. Gratter les cordes de son instrument en compagnie de musiciens chevronnés, dans un big band, est une « chance ». C’est un peu un coffre au trésor sans fin. On apprend sans arrêt, souligne-t-il.

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