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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPrès de 40 ans après avoir été sacré groupe de l’année au Gala de l’ADISQ, la formation de new wave montréalaise The Box est toujours sur la route. Le chanteur Jean-Marc Pisapia revient sur sa longue carrière, sur son bref passage au sein de Men Without Hats et sur la genèse insoupçonnée du plus grand succès de The Box.
À 67 ans, Jean-Marc Pisapia affirme qu’il s’amuse encore comme un fou lorsqu’il foule les scènes d’un bout à l’autre du pays. Celui qui a cofondé The Box en 1981 avec Luc Papineau ne se lasse toujours pas de jouer ses plus grands succès, d’autant plus que le public est encore au rendez-vous.
Les gens amènent leurs enfants pour nous voir jouer. On voit de plus en plus des jeunes de 13 ou 14 ans. Il y en a même qui viennent avec leurs grands-parents, explique-t-il en entrevue avec Radio-Canada.
Après la dissolution de la formation originale en 1992, Jean-Marc Pisapia a pris une longue pause de la scène avant de ressusciter The Box en 2005 avec de nouveaux musiciens. Le groupe a depuis lancé trois opus et un mini-album en 2018.
The Box et Men Without Hats : fruits d'une métropole en effervescence
Avec Men Without Hats, qui a connu un succès planétaire avec The Safety Dance, The Box compte parmi les groupes de new wave les plus réputés à sortir de Montréal. Selon Jean-Marc Pisapia, la métropole était à l’époque une véritable pépinière de talents.
Il y avait une effervescence à Montréal qui, n’oublions pas, est la plaque tournante entre l’Angleterre et l’Amérique du Nord, entre la France et l’Amérique du Nord, et qui s’abreuve aussi régulièrement de tout ce qui se fait aux États-Unis, explique Jean-Marc Pisapia.
On a une diète musicale très variée et ça paraît dans ce qu’on produit.
Jean-Marc Pisapia a d’ailleurs été claviériste pour Men Without Hats pendant un an, à l’époque où sa propre formation était encore au stade embryonnaire. Il connaissait Ivan Doroschuk, chanteur de Men Without Hats, de son passage au Collège Stanislas à Montréal, puis l’a recroisé plus tard à l’université alors qu’il étudiait en architecture.
On s’est rencontrés par hasard dans un café. De fil en aiguille, on s’est ramassés à faire un peu de musique ensemble et ça a cliqué. Il avait une tournée à faire sur la côte est américaine et il m’a demandé d’y aller avec lui, j’ai accepté et j’y suis resté un an, se souvient-il.
On a gardé les mêmes gérants, Marc Durand et Tom Berry, ce qui a fait en sorte que quand Men Without Hats parcourait la planète avec The Safety Dance, nous avons gagné en crédibilité. Donc on en a beaucoup profité.
Closer Together, une commande de Leucan
Le spectacle de samedi soir au Théâtre Jean-Duceppe se déroulera en deux temps : une première partie où le groupe jouera des morceaux plus récents de sa discographie et une autre ou il enfilera ses plus grands succès des années 80 et 90, de Closer Together à L’affaire Dumoutier (Say to Me) en passant par Ordinary People et Crying Out Loud for Love.
Pendant l’entracte qui sépare les deux parties de ses concerts, Jean-Marc Pisapia ne retourne jamais dans sa loge, dit-il. Il préfère rester sur scène et raconter des anecdotes savoureuses, comme l’histoire improbable à l'origine de Closer Together, le plus grand succès de The Box.
C’était une commande de Leucan, qui voulait faire une grande collecte de fonds en 1986 par l'intermédiaire d’une vidéo mettant en vedette les Canadiens de Montréal et Martine St-Clair, entre autres, se souvient-il.
On m’a demandé de faire la chanson thème, une en français et une en anglais, que j’ai nommée Closer Together parce que le thème était l’esprit d’équipe. Un an plus tard, la vidéo est sortie et a permis d’amasser une tonne de fric.
Ce succès n’est pas passé inaperçu : la maison de disques de The Box, Alert Music, a choisi d’en faire le premier simple de son troisième album.
Inutile de dire que les partis politiques se sont mis à nous appeler pour savoir s’ils pouvaient se servir de la toune dans leur campagne, et on a toujours dit non.
Le secret de The Box?Un manque de savoir-faire
Lorsqu’on lui demande ce qui explique le grand succès qu’a connu The Box dès la sortie de son premier album éponyme en 1984, il a une réponse surprenante, qui cache peut-être un soupçon d’humilité : Le manque de savoir-faire.
Je suis tout à fait sérieux quand je dis ça. La plupart des groupes, quand ils commencent, n’ont aucune espèce d’idée ce qu’ils font. C’est un métier qui s’apprend sur le tas, affirme-t-il.
On y va complètement au pif, et c’est ça qui est bon. Parce que quand on arrive dans le monde des arts et qu’on ne fait qu’appliquer la recette, qu’est-ce qu’on a au bout du compte? Quelque chose de super plate.
Après son concert de samedi soir à Montréal, The Box poursuivra sa tournée jusqu’à l’automne, avec des dates prévues un peu partout au Québec et en Ontario.
Avec les informations de Louis-Philippe Ouimet

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1 year ago
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