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Au Club Soda, amour et reconnaissance pour le rassembleur Florent Vollant

1 year ago 62

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Une vingtaine d’artistes allochtones et autochtones sont montés sur la scène du Club Soda à Montréal jeudi pour un concert rassembleur afin de célébrer le plus grand ambassadeur culturel de la nation innue : Florent Vollant.

À concert exceptionnel, arrivée exceptionnelle. Au son des tambours du groupe atikamekw de Manawan Black Bear, des dizaines de personnes ont suivi Florent Vollant, en fauteuil roulant depuis son hémorragie cérébrale en avril 2021, sur quelques centaines de mètres sur la rue Sainte-Catherine jusqu’à son arrivée au Club Soda à Montréal.

Des personnes marchent.

Des dizaines de personnes s'étaient réunies pour avancer vers le Club Soda avec en tête leur idole, Florent Vollant.

Photo : Radio-Canada / Shushan Bacon

Ministres, membres de Premières Nations ayant fait des centaines de kilomètres pour être là ou amoureux du chanteur, plusieurs personnes se sont approchées pour le saluer avant qu’il n’entre dans la salle de spectacle, déjà bien remplie et purifiée avec de la sauge auparavant.

Le spectacle, à guichet fermé, était annoncé en grosses lettres, ce que n’a pas oublié de montrer Mathieu McKenzie à son père pour lui rappeler le chemin parcouru depuis les années 80 où la carrière de Florent Vollant a décollé avec son duo Kashtin, formé avec Claude Mckenzie.

Un homme avec un tambour et de la fumée devant lui.

De la fumée de la sauge qui brûle devant Mathieu Mckenzie.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Juste avant le début du concert, au premier rang, Florent Vollant a fait part de son appréhension, lui qui est plutôt habitué à être sur la scène. C’est la première fois qu’on fait un tel événement pour moi, et c’est la première fois que je vois ça, a-t-il expliqué à Espaces autochtones, en regardant les artistes se préparer à prendre le micro.

En guise de cadeau pour son père, Mathieu Mckenzie a initié le projet et invité des amis autochtones et allochtones à participer à cette grande fête musicale, où toutes les pièces ont été chantées en innu-aimun.

D’ailleurs, s’il y a un mot à retenir pour ce concert, c’est mamuitun qui signifie rassemblement.

Une scène exceptionnelle

Pendant deux heures, sur scène comme dans la salle, autochtones et allochtones ont uni leurs voix sur les paroles de l’auteur-compositeur originaire de Mani-utenam, qui a marqué l’histoire de la musique autochtone.

Mathieu Mckenzie a réussi à rejoindre une vingtaine d’artistes dont Vincent Vallières, Hauterive (Mara Tremblay et Catherine Durand) , Shauit, Marc Déry, Elisapie, Dumas, Scott Pien Picard, la famille Côté, Louis-Jean Cormier, etc qui se retrouvent sur l'album Nikamutau Florent Vollant.

C’est exceptionnel, une telle scène, a lancé l’auteur-compositeur-interprète Richard Séguin, les yeux encore pétillants juste après la fin du concert où il s’était fait chanter sa fête en innu-aimun. Je ne pouvais pas être mieux entouré!

Florent Vollant est trois amis.

Florent Vollant était entouré de ses amis.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

C’est très très rare qu’on ait autant d’auteurs-compositeurs, de musiciens comme ça. On partage des scènes lors de festivals, mais pour se rencontrer comme ça, c’est une opportunité unique, a expliqué celui qui a chanté Nikana.

D’autant plus que c’était un hommage à son ami de longue date. Leur complicité était visible lorsqu’à la fin, Florent Vollant et tous les artistes ont chanté à l’unisson, entraînant la foule dans un makusham rassembleur, une danse traditionnelle.

Si réunir autant de bêtes de scène pour un album et pour cette soirée semble relever du tour de force, c’était une évidence d’être là pour les artistes. Car Florent Vollant est celui qui établit les ponts, a rappelé Richard Séguin.

Elisapie au micro.

Elisapie estime que la langue n'est pas juste pour communiquer. Elle apporte un rythme, un sentiment, quelque chose dans le corps.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

L’artiste inuk Elisapie a d’ailleurs décliné un événement aux Juno à Vancouver pour passer sa soirée avec Florent Vollant. C’est quelque chose d’incontournable! On n’a pas le choix, on veut être présent, a expliqué la chanteuse qui, comme les autres, a commencé par un petit mot et une anecdote en l’honneur de l’Innu puis est allée l’enlacer après sa chanson Takuan.

Elle aime l’énergie incroyable qu’il dégage. Dans son état en ce moment, c’est peut-être un défi, mais dès que je le vois, je suis calme soudainement. Sa présence me fait du bien.

Florent, c’est un rassembleur et il l’a toujours été. Cette soirée est vraiment à son image.

Redonner autant d’amour à Florent Vollant, c’est normal pour Émile Bilodeau, un habitué de concerts dans lesquels il chante en innu-aimun.

Des personnes de face.

Florent Vollant et sa famille, ainsi que l'ancien chef de l'APNQL, Ghislain Picard.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

J’ai l’impression qu’il a donné beaucoup de son énergie à faire la lumière sur sa culture, sa langue, sa musique et là, c’est comme si toute sa communauté lui redonnait le travail qu’il a fait pendant ces décennies. C’est le fun de voir un artiste aussi humble recevoir autant d’amour et que tout le monde soit au rendez-vous, a-t-il lancé avec son enthousiasme débordant.

La composition de la salle était assez hétéroclite. Entre chefs autochtones venus saluer le plus grand ambassadeur culturel de la nation innue, comme l’a souligné celui d’Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam, Mike Mckenzie, personnalités, jeunes et moins jeunes Québécois et nombreux autochtones dont Joséphine Bacon, il y avait une certaine communion autour de mots que, si certains ne comprenaient pas leur signification, connaissaient le son.

Quelqu'un avec un chapeau de dos.

Florent Vollant a écouté chaque chanson avec attention et émotion.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Certains n’étaient pas nés – ou à peine – quand Kashtin jouait dans les foyers, mais Florent Vollant a pourtant fait partie de leur vie, un lien avec leur culture et leur langue, même quand ils étaient à l’étranger comme l’a raconté le nouveau chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul.

La musique, c’est bon pour ça, a lancé le chanteur innu Scott Pien Picard dont Florent Vollant est le mentor. C’est spécial d’avoir des artistes allochtones et autochtones, c’est un rapprochement entre cultures.

Avec son teueikan en main, Mathieu Mckenzie a eu du mal à contenir l’émotion qui montait en lui, en regardant la foule, son père et les artistes.

Longtemps, on a eu un vent de face, mais aujourd’hui je vois enfin la lumière, car vous êtes là!

Le chef Mike Mckenzie a même évoqué une réconciliation musicale.

Cet événement est un symbole extrêmement fort du chemin parcouru, du véritable partage culturel d’égal à égal, de nation à nation. Nous assistons à un échange musical exceptionnel, a-t-il lancé avant de conclure par une célèbre phrase de Florent Vollant lorsqu’il a reçu le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année au gala de l’ADISQ en 2021 : On n’est pas ici juste parce que l’on est autochtone, on est ici aussi parce qu’on est bon!.

Un tonnerre d’applaudissements a alors éclaté dans le Club Soda.

Un homme dans l'ombre avec un tambour et des chanteurs derrière.

Pendant les répétitions, Mathieu Mckenzie a mis autant d'énergie que pendant le concert.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Chaque chanteur, chaque chanteuse a apporté sa touche personnelle à une pièce de Florent Vollant. De son côté Florent Vollant continue son chemin. Il a reçu un Félix pour son album Tshitatau lors du dernier Gala de l’ADISQ.

Les nominations et récompenses au fil de la carrière de cet ardent défenseur des langues autochtones sont nombreuses.

Le chanteur Dumas imaginait une soirée magique et elle l’a été.

Il n’y en a pas assez des soirées comme ça où tout le monde collabore.

Ce projet, pour lui, ne fait pas que rendre hommage à Florent Vollant et créer des ponts entre les cultures. Il en crée aussi entre les générations. Il a d’ailleurs chanté Tau Innu avec le guitariste atikamekw Ivan Boivin-Flamand, ce qui l’a ravi, car il rêvait d’un tel projet depuis longtemps.

Deux hommes à la guitare.

Dumas et Ivan Boivin-Flamand.

Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Il s’est même mis dans la foule pour apprécier les autres artistes et a été habité par les mêmes sentiments. Ils étaient émus et moi aussi. C’était beau de voir les gens.

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